Mots en éclat,

Street Art ou Strong Art, grand-mère Mapuche le poing levé, symbole d’une lutte identitaire transgénérationnelle. #ChileLibre.

Les temps présents de confinement malmènent nos envies vagabondes.

La curiosité du Monde ne me quitte pas, je garde au cœur ce que j’ai vue et ressenti ici et ailleurs, et aujourd’hui notre principale fenêtre sur le monde c’est le web, miroir déformé de notre société déformée, mais les « up and down » sont éphémères, comme nous, comme cette société.

Voilà l’inspiration « confinée » de ce printemps pluvieux, servie au second degré.

Se réveiller ou s’épiler,

Compo de confinement - Jour 34 - Coup de Gueule 2.0

Je n’ai pas envie de faire partie de ce gang de gens utopistes, qui usent leur bras tirant les fils de marionnettes opportunistes.

Je n’ai pas de forces à donner à ces marchands de sommeils,
qui une fois nos sources taries nous enfumeront comme les abeilles.

Et je suis assez folle pour croire que seule ma pomme peut savoir,
qui me nourrit ou m’insupporte, à qui je veux ouvrir ma porte. […]

Graphe splendide sur les murs de la fac de médecine de Bogotá.

[…] J’ai d’plus en plus de mal à lire mon futile fil d’actualité,
qui alimente le pouvoir, l’égo stérile et la cu/stu-pidité.

Je n’arrive pas à aimer ces « way of life » sur-confortables,
qui matérialisent la beauté, regards tronqués insupportables.

J’ai bien envie de leur crier que la vie ce n’est pas d’être épilée,
qu’on s’en fout bien de leurs abdos comme de la collection d’été. […]

L’Amour est la seule chose qui grandit quand on la partage.

[…] Je n’ai pas d’admiration pour l’Homme et sa science infuse,
qui priorise le profit au mépris d’la Nature, sa muse.

J’aimerai un temps les envoyer au Kirghizi, au Zimbabwe,
qu’ils aient en face la vrai vie, en haute mer et sans bouée.

J’ai tant de peine à comprendre le sens que nous suivons mes frères,
toujours en retard ou stressés on oublie qu’on est éphémère. […]

[…] J’aurai beau dire à nos enfants que la vrai paix est intérieure,
que dans la vie y a pas qul’argent, que restera t-il dans leur coeur ?

Et si les médias, les armées, ont en commun leur libre arbitre,
tué dans l’œuf, balayé, tant qu’à noël il y a des huîtres.

Il faudrait pt’être réaliser qu’l’abus de pouvoir est sans limite,
Pinnoccio est un vrai garçon, coupez les fils des parasites.

J’aime voir la vie comme un jeu, les cartes sont distribuées,
qui vous dit que la chance suffira pour que la partie soit gagnée ?

Le ventre plein, la liberté, c’est tous pour un ou au panier,
Ne fais pas celui qui sait : « la nouvelle ère est à nos pieds. »

On est tous seul, mais des milliers, lequel de nous saura guider,
Se réveiller ou s’épiler, vos poils sont une priorité ? »

Restez humains, indignez-vous !

avant renseignez-vous un peu quand même.

Se réveiller ou s’épiler.

Texte original.

NB : Zéro engagement politique, chacun fait fait fait ce qui lui plait plait plait. 

Lucie

Piquée au cœur par le Voyage et la Liberté grandeur Nature, je vous partage ici mes plus belles escapades et rencontres, ces instants suspendus qui forgent ma vision du voyage. Vous retrouverez aussi quelques poèmes et chansons, il arrive qu'un ruisseau bien caché ou une montagne inaccessible me souffle l'inspiration.

2 réflexions sur « Mots en éclat, »

  1. Ce texte est remarquable et mérite d’être publié voire de faire l’objet d’une mélodie l’accompagnant pour diffuser ses paroles du justes dans le plus petit recoin de nos cerveaux anesthésiés

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